Pour un service public de l’énergie !

Mercredi 18 avril 2018 avait lieu la conférence de presse organisée par la fédération des mines et énergies (FNME), où son secrétaire général, Sébastien Menesplier, a présenté le projet de la CGT pour « un nouveau service public de l’électricité et du gaz attaché au statut de l’énergéticien ».

En l’espèce, dans le cadre du débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, la FNME-CGT milite pour un bilan de la déréglementation du secteur de l’énergie et la fin de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz, la structuration de chaque filière énergétique, l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz qui réponde à l’intérêt général, ainsi qu’un statut de l’énergéticien pour l’ensemble des salariés qui travaillent dans le secteur énergétique.

L’énergie est un droit. Tous les citoyens doivent être égaux dans l’accès à l’énergie, quel que soit le lieu géographique ou la situation sociale. La déréglementation des prix de l’énergie, accompagnée par la libéralisation du secteur, n’a amené qu’une augmentation prévisible des tarifs, ainsi qu’une inégalité de traitement. Comment ne pas en finir avec la libéralisation du secteur de l’énergie quand on sait que les actionnaires de EDF et ENGIE perçoivent 5,41 milliards d’euros de dividendes annuels moyens, alors que 13 millions de personnes sont en précarité énergétique en France ? L’énergie, intrinsèquement lié à l’espérance de vie, est un bien vital, qui ne serait être dicté par des considérations de rentabilité financière, mais par un service public guidé par l’intérêt général.

Par ailleurs, la transition énergétique ne sera un succès qu’avec un service public répondant aux besoins de la nation, avec un mix énergétique qui ne surévalue pas la capacité de développement des énergies renouvelables et qui intègre de véritables filières industrielles, pourvoyeuses d’emplois durables et des garanties collectives de haut niveau. Les différentes filières d’énergies renouvelables nécessitent une maîtrise publique pour assurer la cohérence de leur développement et un niveau de soutien raisonnable.

Ce que ne dit pas la CGT : la déréglementation du secteur de l’énergie et la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz (ouverture à la libre-concurrence) sont une volonté de l’Union Européenne, dictée par les traités qui interdisent purement et simplement à la France de revenir au modèle public qui en a pourtant fait le pays le plus propre au monde en terme d’émission carbone, et celui dont l’énergie électrique était la moins chère. La conclusion est donc simple : un retour à un service public national de l’énergie ne pourra se faire qu’après désengagement de la France des traités européens.

Pour consulter le journal gratuit « 100% public » de la CGT en version PDF, il suffit de suivre ce lien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *