L’Allemagne et la « transition énergétique »

Lors de la dernière réunion des chefs d’Etat de l’Union européenne, outre le sujet du Brexit il y avait aussi sur la table le dossier « climat ». Le sujet n’a été abordé que très brièvement car la Chancelière de l’Allemagne, l’économie la plus puissante de l’Europe, a tout simplement déclaré qu’il serait impossible de tenir ses engagements de réduction des émissions de CO2 ni en 2020, ni en 2030, ni en 2050. Malgré les sommes pharaoniques déjà investies dans les énergies intermittentes – jusqu’en 2015 déjà plus de 200 milliards d’euros – l’Allemagne n’a pas réussi à réduire ses émissions de CO2. La transition énergétique allemande (Energiewende) n’a pas atteint ses objectifs et pour Madame Merkel il n’est plus approprié de gaspiller de l’argent dans ce domaine. Le doublement ou le triplement du nombre d’éoliennes sur le sol allemand n’y feront rien. Les énergies intermittentes ne sont tout simplement pas adaptées à une économie moderne et dynamique comme celle de l’Allemagne. L’instabilité du réseau électrique va croissant tant au niveau de l’offre – la production – que de la qualité de l’énergie injectée sur le réseau, c’est-à-dire les problèmes quasiment insolubles de fréquence. En effet pour maintenir la stabilité globale du réseau électrique européen interconnecté il faut maintenir une fréquence de 50 Hz et seules les unités de production thermique (nucléaire, charbon ou gaz) permettent d’atteindre cette stabilité.

Comme pour beaucoup d’autres pays de l’est de l’Europe la « transition énergétique » n’est plus considérée que comme un rêve, un délire surréaliste propulsé par les écologistes. Le nord de l’Allemagne ressemble maintenant à une gigantesque ferme éolienne inefficace qui a provoqué d’immenses dommages environnementaux tant pour l’habitat sauvage, hécatombe d’oiseaux migrateurs et nocturnes, chauve-souris en voie de disparition accélérée, anciennes forêts et vieux villages historiques littéralement cernés par des moulins à vent, nuisances sonores et sanitaires, tout ça pour finalement s’apercevoir que c’est un puits financier sans fond et un leurre.

Sur le papier, tel que présenté par les écologistes il faudrait un moulin à vent par km2 du territoire allemand pour atteindre une décarbonisation totale de la production électrique.

Mais deux points essentiels n’ont pas été pris en considération dans ce calcul délirant : la conversion des moteurs thermiques des véhicules automobiles en moteurs électriques, donc le rechargement massif de ces véhicules, et le stockage de l’électricité. Or, ce dernier point relève toujours de la spéculation scientifique et technique hasardeuse. Il n’existe pas de techniques de stockage de l’électricité à grande échelle – à l’échelle de l’économie allemande – aujourd’hui. Toutes les approches actuelles dans le domaine du stockage relèvent de la fiction.

Plus important encore, la transition énergétique mobilise des surfaces au sol irrémédiablement bétonnées, justement des quantités gigantesques de béton, d’acier, de cuivre, de terres rares, de lithium, de cadmium, de matériaux composites en quantités également astronomiques. Aucun de tous ces produits n’est renouvelable et aucun d’eux ne peuvent être extraits, purifiés, pour devenir ensuite de l’énergie éolienne ou solaire sans utilisation massive d’énergie fossile. C’est tout simplement ni écologique ni renouvelable. La conséquence de cette transition énergétique est financée par le peuple qui paie sous forme de taxes son coût exorbitant. La corrélation entre le prix du kWh et la capacité d’énergie intermittente installée est claire :

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L’exemple du Danemark n’a pas frappé l’esprit des partis politiques « verts » allemands, ni l’administration française Macron. Pourtant au cours d’élections dans divers pays européens les partis politiques opposés à la transition énergétique imposée par les accords de Paris (COP21) gagnent des sièges aux parlements nationaux comme lors des dernières élections régionales aux Pays-Bas qui a résulté en 13 sièges au Sénat pour le parti nationaliste climato-sceptique Forum voor Democratie. Les pays du « Club de Visegrad » ont également adopté la même position et force est de constater que l’Allemagne vient de sérieusement mettre à mal cette absurde politique écologiste de transition énergétique en se rapprochant de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque qui ont tourné le dos aux accords de Paris. Fin de l’histoire ? Peut-être bien …

Source : jacqueshenry.wordpress.com

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